Oldiblog

Fermer
  Créer son blog KaZeo     Rap et RnB     Communauté Ados     Créer un blog gratuit Vendredi 25 juillet 2008   St Jacques  
La sagesse indienne
   
 A propos de moi
 Mon pseudo : ti pied
 Me contacter
 En savoir plus sur moi
 
 Mes rubriques
 To translate my blog into english
 L'appel de la nature est aussi une association
 Boutique en ligne de l 'association
 Les onzes nations amérindiennes du québec
 Histoire
 Le génocide des pensionnats autochtones du québec
 Les suicides dans les communautés autochtones
 Artisanat
 Mes rencontres!
 Cercle de toute les nations
 Cercle de priere pleine lune
 Wapikonia, École nature du mieux-Être
 S.o.s communauté amérindienne de kitcisakik (québe
 Poémes et recits
 Diaporamas
 Légendes
 Les herbes et médecines
 Defi pour la terre
 Coup de coeur
 Spiritualité
 Les fraudes amérindiennes en france et en europe
 
 Parrainage
Titre de votre futur blog :
 
 
 Edito
          

     
   Le pardon
La Terre-Mère nous parle maintenant. Elle vit la Terre-Mère, elle nous donne la vie. Le Créateur lui a donné la responsabilité de prendre soin du monde et de nous soigner, de nous donner toutes les choses qu'on peut manger pour vivre. Elle a gardé seulement l'eau, les lacs, les rivières. Tous les fruits qu'elle nous rend à chaque été sont gratuits parce que l'argent n'existe pas pour elle. L'argent n'existait pas pour nous. Mais depuis que l'argent est arrivé ici tout va mal. Je ne veux pas critiquer personne. Le Créateur veut que je les aime et je les aime. Et quand je dis que je les aime, ça vient du fond du coeur parce qu’il faut toujours pardonner tout le temps. Si on avait pas pardonné aux voyageurs, on aurait mis des choses dans les édifices fédéraux et provinciaux pour les faire sauter, comme dans d'autres pays où les gens sont en guerre et s'entretuent. Ce n'est pas comme ça qu’on veut vivre, ce n'est pas une solution. La solution est que l'on puisse revenir tous ensemble. Le Créateur veut qu'on soit une personne, la création était faite pour une personne. On s'est divisé en milliers de noms et de religions. C’est plus de la compétition qu'autre chose. Tous disent que le leur Dieu est meilleur que l'autre, que l'autre c'est un démon. C'est ce qu'ont fait les missionnaires quand ils sont arrivés ici. Les missionnaires nous disaient que notre façon de vivre, en remerciant Dieu tout le temps pour toutes les choses qu’il nous donne, comme lorsqu'on allait ramasser les bleuets pour faire des cérémonies, c'était des superstisions.

Il y a des gens qui se demande pourquoi il faudrait pardonner ? C'est la seule solution, si on ne pardonnait pas, jamais on ne respecterait quelqu'un. Il faut pardonner pour respecter puis aimer. Parfois, c'est difficile de pardonner, c'est difficile parce qu'il y a le passé, il y a ce qui est arrivé à mes ancêtres. Nos enfants ont souffert dans les écoles, ils ont été violés. On pardonne maintenant, on ne va pas brûler les églises pour ça. Il faut pardonner et aimer. Mais quand vous dites à quelq'un « je vous aime », il faut que ça vienne de là (le coeur). Parce que souvent on entend dire « je t’aime » par la bouche alors que le coeur dit « je te hais ». Mais ça ne donne rien de pleurer sur son sort. Il faut aller de l'avant. Je prie pour les gens qui ont fait du mal dans le passé. Je veux pas critiquer personne. Le Créateur veut que nous soyons compatissants. Ce n'est pas d'haïr les autres et de blasphémer contre quelqu'un qui sauvera le monde. J'ai 86 ans, j'ai un petit peu de temps devant moi mais je n'ai pas le temps d'haïr personne. C'est la compassion entre nous qui va changer le monde.

William Commanda

         

 

L'association "l'appel de la nature" à le plaisir de vous faire part de l'ouverture du site/forrum de l'association .

voici le lien: http://lappeldelanature.nuxit.net/forum/portal.php

venez nombreux nous rejoindre !

Pour nous aider , vous pouvez aller sur le site de veosearch : http://www.veosearch.com/index.php?contenu=espace-ong&ong_id=331 qui est a la fois un moteur de recherche et aussi un sponsor pour les associations .Veosearch nous aide a nous faire connaitre et recevoir des dons de personnes qui veulent bien nous aider a réaliser nos projet .
merci d'avance de votre soutien 
 fred président de l'association

à bientôt

 
 Dernières photos
 
 recherche endroit ou dormir a Maniwaki (le 06/07/2008 à 14h37)

Bonjour a tous !

Je passe un petit appel  car je vais me rendre le 21 juillet a Maniwaki . Je cherche désespérément un endroit pour dormir pour une nuit. J'ai trouvé des hotels mais les prix sont trop cher pour notre budget .Est ce que quelqu'un pourait m'aider ?

FRED

[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer cette news | Permalien ]
 
 Pétition d'appui au projet Wanaki de la communauté de Kitcisakik (le 06/07/2008 à 09h38)
Pétition d'appui au projet Wanaki de la communauté de Kitcisakik




Date de création : 16/04/2008
Date de cloture : 16/04/2009

Auteur : Comité pour les droits humain en Amérique latine (CDHAL)
1750, rue St-André, bur. 3044
Montréal (Québec) H2L 3T8
info@ccdhal.com

Depuis 1976, le CDHAL travaille pour le respect des droits humains sur le continent, en appuyant les mouvements sociaux et groupes de la base, en diffusant de l’information sur la situation socio-politique, économique et environnementale de l’Amérique latine et en dénonçant publiquement le non-respect des droits humains par des États ou des entreprises privées.

A l'attention de : Premier ministre du Canada, l’Honorable Stephen Harper et Premier ministre du Québec, l’Honorable Jean Charest

PÉTITION D’APPUI AU PROJET WANAKI DE LA COMMUNAUTÉ DE KITCISAKIK

Au Premier ministre du Canada, l’Honorable Stephen Harper et au Parlement du Canada ; au Premier ministre du Québec, l’Honorable Jean Charest et à l’Assemblée nationale du Québec.

Par la présente, nous citoyennes et citoyens québécois et canadiens souhaitons manifester notre appui au projet Wanaki de la communauté anicinape de Kitcisakik.

La communauté de Kitcisakik est une communauté de 450 habitants située dans la Réserve faunique La Vérendrye, dans la région de l'Abitibi-Témiscamingue, au Québec. Les Anicinapek (Algonquins) de Kitcisakik refusent les contraintes liées au système des réserves et se retrouvent donc sans statut légal. Ils sont en quelque sorte considérés comme des « squatteurs » sur leur territoire traditionnel. Ils n’ont pas accès aux services des gouvernements : ils ne bénéficient pas de logements adéquats et n’ont pas accès à l’eau courante ni à l’électricité. En outre, les enfants, à partir de la 2e année, doivent quitter la communauté du dimanche au vendredi soir pour avoir accès à l’école, ce qui a de graves impacts sur l’évolution des responsabilités parentales et les repères identitaires des enfants.

Depuis 2002, la communauté propose aux gouvernements un projet élaboré collectivement et visant à leur procurer de meilleures conditions de vie : le Projet Wanaki (« paix »). Avec ce projet, elle propose la prise en charge de la construction et de la cogestion d’un nouveau village entièrement conçu par la communauté, bâti sur les principes de la durabilité, de l’harmonie et de la valorisation de la culture anicinape. Cette initiative permettra à la communauté de prendre en main le développement de ses ressources et l’avenir de ses jeunes, qui forment 71 % de la population. Outre des habitations adaptées au climat et pourvues de services courants, le projet prévoit la construction d’une école procurant l’enseignement du cycle primaire en entier, ainsi que l’enseignement de la langue et de la culture anicinapes. Le projet Wanaki vise l’épanouissement ainsi que l’autonomie politique, culturelle, sociale et économique d’un peuple.

Malgré que le ministère canadien des Affaires indiennes ait proposé un protocole de partenariat en vue de la construction du nouveau village, que le gouvernement du Québec ait offert une terre publique pour sa construction, que la Conférence régionale des élus de l’Abitibi-Témiscaminge lui ait donné son appui, des réponses concrètes de la part des gouvernements provincial et fédéral se font toujours attendre. Le projet Wanaki demeure irréalisé et les citoyens de Kitcisakik continuent à vivre dans des conditions inacceptables.

Nous demandons aux gouvernements de passer de la parole à l’action :

1- en entérinant une décision concrète et favorable au Projet Wanaki, pour que la communauté de Kitcisakik puisse débuter les travaux de construction de son village ; et

2- en leur fournissant les moyens nécessaires pour le faire.

En signant cette pétition, nous nous solidarisons avec les membres de la communauté de Kitcisakik et nous appuyons leur droit à se développer pleinement, dans le respect de leur culture.

Pour de plus amples renseignements, voir : www.kitcisakik.ca ou www.ccdhal.org


Lien vers le texte : www.ccdhal.org

Pour faire un lien vers cette pétition, cliquez-ici

   Signer la pétition

http://www.mesopinions.com/detail-petition.php?ID_PETITION=027355b8d8d22a7944291e70897dd9e1

 

vous pouvez aussi regarder ce reportage qui en dit beaucoup :
 Regardez (16 min 55 s)

http://www.radio-canada.ca/regions/abitibi/Dossiers/kitcisakik_11291.shtml

[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer cette news | Permalien ]
 
 Les jeunes prennent leur place à Mashteuiatsh (le 06/07/2008 à 09h26)

 Très bonne initiative non ?

fred

Les jeunes prennent leur place à Mashteuiatsh
 
en ligne le 5 juillet 2008 à 6:00
Les jeunes prennent leur place à Mashteuiatsh
Le Conseil des jeunes de Mashteuiatsh : Nina Bossum, Marie-Andrée Gill, Joanie Gill, Stacy Bossum, Julie Léveillée, Vicky Robertson, Mélanie Courtois.(Photo : courtoisie Pierre Gill)
 
Le Conseil des jeunes de Mashteuiatsh est officiellement créé. Les membres auront beaucoup de pain sur la planche selon le chef du Conseil des Montagnais du Lac-Saint-Jean, Gilbert Dominique.
Le désir de former un conseil des jeunes est né des jeunes eux-mêmes. L’objectif est de faire valoir leurs opinions et même d’influencer les membres du conseil de bande lors de la prise de décisions.

Le chef du Conseil des Montagnais, Gilbert Dominique, souligne qu’il y a une réelle volonté au sein de son conseil de prendre en considération, lors du processus décisionnel, les opinions de l’ensemble des intervenants de la communauté. Des projets de conseil des femmes et de conseil des aînés sont aussi sur la table.

Concrètement, le Conseil des Montagnais devra consulter le conseil des jeunes sur divers éléments significatifs comme l’élaboration du budget ou l’entrée en vigueur de certains programmes. Les élus auront donc le pouls des jeunes lorsque l’heure des choix se présentera. D’ici quelques années, Gilbert Dominique voudrait même que des représentants du conseil des jeunes siègent à la table du Conseil des Montagnais.

Le chef considère primordial que les jeunes prennent leur place dans la communauté : « Nos jeunes sont confrontés à différentes réalités. Ils ont des solutions qui doivent être entendues. Il y a 40 % de notre population qui a moins de 25 ans, alors c’est encore plus important qu’ils prennent leur place. Ce conseil ne sera pas une coquille vide. Il aura un réel pouvoir », estime M. Dominique.

Nina Bossum, Marie-Andrée Gill, Joanie Gill, Stacy Bossum, Julie Léveillée, Vicky Robertson, Mélanie Courtois sont les premiers membres de ce conseil des jeunes.

http://www.letoiledulac.com/article-229454-Les-jeunes-prennent-leur-place-a-Mashteuiatsh.html
[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer cette news | Permalien ]
 
 Arrachés à leur communauté et envoyés dans un pensionnat (le 02/07/2008 à 17h30)

Arrachés à leur communauté et envoyés dans un pensionnat

Deux Atikamekw racontent leur histoire

Geneviève Blais
le 1 juillet 2008 à 10:16
Arrachés à leur communauté et envoyés dans un pensionnat

Aline Dubé et son garçon, Yannick, provenant de Manawan, ont séjourné à Pointe-Bleue. Photo Geneviève Blais
 
Ils sont Atikamekw. À l’adolescence, ils ont été forcés à quitter leur famille, leurs amis et leur communauté pour se rendre au pensionnat de Pointe-Bleue. Ce drame, plusieurs autochtones de Manawan l’ont vécu. C’est le cas d’Aline Dubé et de son fils, Yannick.
«C’était dur. On se cachait pour ne pas prendre l’autobus. On était jeune et on ne voulait pas aller là. Quand je suis arrivée là-bas, j’ai eu beaucoup de peine», se rappelle Mme Dubé.

Âgée de 14 ans, elle a pris le chemin du Lac-Saint-Jean et y est restée pendant cinq ans, de 1964 à 1969. Pendant cette période, elle est retournée une seule fois chez elle, à Manawan.

Les sorties étaient très rares. «Parfois, nous avions des activités à Alma ou à Arvida, mais ça n’arrivait pas souvent. Habituellement, nous avions deux heures de libre le dimanche après-midi. Le reste du temps, il fallait rester là», a soutenu Aline.

Yannick a séjourné un an au pensionnat. Il se souvient lui aussi des restrictions. «C’était difficile. De septembre à décembre, toutes les fois que je sortais dehors, je voulais prendre la fuite et retourner chez moi. Il n’y avait pas de barrière, mais on savait qu’il ne fallait pas dépasser les limites du pensionnat», a-t-il mentionné.

Bien qu’ils n’aient pas été victimes d’agression physique ou sexuelle, les deux Atikamekw se rappellent très bien des punitions qui pouvaient être très sévères.

«On était puni pour rien. Une fois, je suis restée à genoux, les bras dans les airs, dans une salle de douche pour les filles. La religieuse m’avait oubliée là durant la nuit. Quand elle est arrivée, j’avais les genoux écorchés. Elle m’a aidée à me relever et s’est excusée», a souligné Aline.

Son garçon, quant à lui, avoue avoir copié le dictionnaire jusqu’à la lettre «M». D’autres sanctions étaient ordonnées. Par exemple, il pouvait être interdit de communiquer avec les gens dans le pensionnat, de sortir ou même de prendre un repas.

«Certains vivaient de la violence, mais ce n’était pas au grand jour. C’était caché», a expliqué Yannick.

À leur arrivée dans l’établissement, les pensionnaires étaient recouverts de produit contre les poux et recevaient un numéro. Dans certains endroits, les gens étaient appelés par leur numéro. Dans d’autres, comme à Pointe-Bleue, les jeunes pouvaient garder leur nom. Les autorités se réservaient toutefois le droit de changer le prénom s’il avait une consonance autochtone.

Les liens avec la famille étaient réduits. Le téléphone était peu accessible et les lettres étaient vérifiées avant l’envoi. «Nous écrivions, mais nous ne savions pas si nos familles avaient reçu notre message», a souligné Aline.

Cette façon de faire avait pour but, selon Yannick, d’éloigner les autochtones de leur communauté. «La mentalité, c’était d’envoyer les autochtones le plus loin possible de chez eux pour ne pas qu’ils y retournent», a-t-il soutenu.

Cette démarche a porté ses fruits, car certains anciens pensionnaires ne sont jamais retournés dans leur communauté pour ne pas être obligés d’envoyer leurs enfants dans les établissements.

«Ce sont des générations et des générations qui ont été prises en charge. Il y en a qui ont perdu leur vie autochtone», a souligné Yannick.
Les excuses du gouvernement fédéral
Le 11 juin, des excuses officielles ont été adressées aux élèves des pensionnats indiens pour les traitements qu’ils ont subis. Ces excuses, quelque 15 000 autochtones du Québec les attendaient depuis longtemps.

Elles ne sont toutefois qu’un léger baume. Les anciens pensionnaires veulent des actions. Deux indemnités ont été mises en place par le gouvernement fédéral: le paiement d’expérience commune pour tous les gens qui ont séjourné dans ces établissements et le processus d’évaluation indépendante pour les survivants qui ont subi de la violence.

«Certains dossiers ont disparu et les gens doivent se battre pour prouver qu’ils ont habité dans un pensionnat. Par ailleurs, plusieurs établissements n’ont pas encore été reconnus par le gouvernement. Il y en a environ 400 en attente. On travaille pour les faire approuver», a précisé Yannick.

Il soutient que le gouvernement, à l’époque, prenait en charge l’éducation des autochtones et les retirait de leur communauté. Ces conditions sont, selon lui, aussi applicables à des établissements comme les écoles Thérèse-Martin ou Barthélemy-Joliette.

«Nous voulons qu’elles soient reconnues, car les jeunes autochtones devaient séjourner dans des familles d’accueil et étaient exclus de Manawan», a-t-il indiqué.

Par ailleurs, les communautés souhaitent que des actions soient prises afin de favoriser la santé, l’éducation et l’accès au logement.

Il reste aussi beaucoup de travail à faire pour sensibiliser les gens à la réalité des Autochtones.
 
[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer cette news | Permalien ]
 
 association l'appel de la nature projet urgent S.O.S Communauté Amérindienne de Kitcisakik (Québec) (le 29/06/2008 à 08h59)
  S.O.S Communauté Amérindienne de Kitcisakik (Québec)

                                         Photobucket

 Kitcisakik est une petite communauté anicinape logée au cœur de la réserve faunique de La Vérendrye, à 470 km au nord de Montréal, en Abitibi-Témiscamingue. La communauté de Kitcisakik est l'une des bandes autochtones les plus pauvres de l’est du Canada. Elle ne dispose d'aucune infrastructure permanente et les 100 maisons qui y sont construites sont dépourvues de fondation. Les maisons n'ont pas d'eau courante, pas d'électricité et pas de téléphone. Les habitants doivent utiliser le bloc sanitaire communautaire où l’on retrouve six toilettes, six douches et une petite buanderie. C’est par le fait même le principal lieu où l’on peut s’approvisionner en eau potable. Une maison sur dix possède un réfrigérateur et les habitants doivent cuisiner sur des réchauds de camping et s'éclairer avec des lampes fonctionnant au kérosène, à moins qu’ils ne possèdent une génératrice portative.

 

La communauté n’a pas le statut de réserve au sens de la Loi sur les Indiens. Les gens de Kitcisakik sont plutôt vus comme des « squatters » sur leur propre territoire, créant ainsi un contexte peu favorable à leur développement. Toutefois, depuis 2003, un plan d’aménagement pour un futur village a été élaboré, il s’agit du projet Wanaki, terme Anicinape signifiant : « Paix ». Le plan demeure en 2008 un projet, rien n’est encore concrétisé avec le Ministère des affaires indiennes et du Nord Canada.

 

Malgré des conditions de vie rudimentaires, la fierté de la population est palpable et l’accueil qu’elle réserve aux gens de l’extérieur en fait bonne foi. Les Anicinapek tiennent à rester debout et continus de croire à un changement positif au sein de leur communauté. Un projet d’école de musique est un exemple significatif d’apport bénéfique pour toute une communauté, et François Gerardin peut en témoigner personnellement :

Photobucket

 « Bonjour camarades d’ici et d’outre-mer,

Je fais une courte présentation. Je suis François Gerardin, du Québec. J’ai rencontré Maylis Rimbert en surfant sur son site internet : Le Bâton de Parole. J’ai travaillé de nombreuses années en forêt, dans le domaine de la faune, puis en musique traditionnelle et en coopération internationale depuis quelques années, toujours en lien avec les enfants et la jeunesse. Je travaille dorénavant pour la communauté Anicinape de Kitcisakik; des Algonquins vivant en forêt dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue, au Québec. Je travaille sur différents dossiers pour la communauté, dont la coordination du camp d’été pour les enfants de Kitcisakik.

Kitcisakik est de loin la communauté autochtone la plus défavorisée du Canada. Considérés encore comme nomades, les Kitcisakik Ininik ont deux villages; l’hiver et l’été, voilà pourquoi ils sont encore classés comme « nomades ». La chasse, la pêche et les activités traditionnelles sont encore bien présentes dans la communauté, bien que malgré tout nous remarquons une décélération de ces activités depuis quelques années.

À l’été 2008, 50 enfants de la communauté participeront au camp d’été, et nous comptons bien leur faire passer des moments magiques. Mais comme rien n’est gratuit dans ce monde, nous éprouvons certaines difficultés à bien organiser le camp. Nous voulons entre autre faire l’achat de 50 petits djembés afin de débuter dès cet été des classes de musique, et organiser un séjours inter-tribal entre la communauté Anicinape de Kitcisakik et les jeunes Innus d’Essipit, près de Tadoussac… lieu de prédilection pour l’observation des baleines.

 

Je suis donc en recherche de financement pour mettre à jours ces idées, et l’idée m’est venue de vous lancer une perche. Ici au Québec, il est relativement facile de trouver du financement pour les autochtones vivant sur des réserves, mais puisque Kitcisakik est considérée comme « nomade », leur juridiction ne relève d’aucun gouvernement. Ils vivent ainsi entassés dans des cabanes en bois, sans eau, sans électricité, sans frigo, sans téléphone. 80 maisons de bois non isolées, de 3.5 mètres par 4 mètres, sans cave ni étage, et cela pour 430 personnes. Ces conditions déplorables sont une grave lacune au niveau des droits de l’Homme. Malgré ces conditions difficiles, les gens de Kitciskik sont des gens forts, solidaires et continue de croire en une vie meilleur. Bien sur les choses ne sont pas si simples, mais vous comprendrez que n’ayant pas le droit à ces services essentiels, l’argent dédié aux loisirs des enfants est encore plus difficile à trouver.

Alors voilà, je tâte le terrain.

Dans le cas où vous seriez intéressés à aider financièrement ce camp d’été, et principalement les petits mousses de Kitcisakik.

 

Bien à vous

François »

 

La communauté se constitue de 482 personnes. En tout, 75% de la population à moins de trente ans et les aînés sont de l’ordre des 7%.

 

Depuis 2005, une école primaire fut aménagée dans le village, ce qui est totalement nouveau puisque jamais une école n’avait pris forme dans la communauté. Cette étape marquante pour la communauté est porteuse de beaucoup d’espoir. Pour l’année scolaire en cours, sur un total de 113 jeunes âgés de 5 à 17 ans, 23 enfants, de la maternelle à la 2e année, sont scolarisés à l’école Mikizicec de Kitcisakik. 85 autres jeunes d’âge primaire et secondaire sont scolarisés à Val d’Or et vivent en foyer scolaire et en ressource de type familiale (famille d’accueil), 4 sont dans un centre de réadaptation et 3 à la formation pour adultes. 7 adolescents ne fréquentaient pas d’établissement scolaire au moment du recensement. Les jeunes de Kitcisakik ont besoins de sources de motivations afin d’être plus assidus sur les bancs d’école, et la musique en est une avérée.

 

 

 

C’est pourquoi , avec notre association « l’appel de la nature » , May Rimbert du forum le Baton de Parole , nous avons décidé de les aider à réaliser leur projet mis en place par François Gérardin . C’est à dire d’ établir une école de musique spécialisée (musique, conte et danse traditionnelle Anicinape avec soutient psychologique) dès juillet 2008 pour les jeunes . Et par la suite  les aider à la réalisation du nouveau village. Notons ici le partenariat avec l’organisme Jeunes musiciens du monde (www.jeunesmusiciensdumonde.org) dans l’établissement de l’école. 

Nous avons besoin de l’aide de tous pour que leur projet se réalise.

 POUR L'EUROPE  :

Vous pouvez acheminer les dons (avec mention "pour Kitcisakik" sur le chèque) à cette adresse :

Association l'appel de la nature , résidence Centifolia ,680 chemin de la Rouguière ,06480 La Colle sur Loup France





POUR LE CANADA  :

Vous pouvez acheminer les dons (avec mention "pour Kitcisakik" sur le chèque) à cette adresse :

Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL) suivie par madame Marie-Dominik Langlois
211, rue Jarry Est
Montréal (Québec) H2P 1T6

Pour tous renseignements vous pouvez joindre

François Gerardin (au Québec)
Tél : Conseil des Anicinapek de Kitcisakik
tel : 819.825.1466
fax : 819.825.5638
Courriel : francois.gerardin@kitcisakik.ca;

May Rimbert pour Bâton de Parole (France)
Tel : 06 77 48 54 39
Courriel : mayrimbert@hotmail.com
Adresse du site : http://groups.msn.com/LeBatondeParole

Fred Delforge (France)
Tel : 06 19 43 29 74
Courriel : associationlappeldelanature@msn.com
Site de l'association : http://lappeldelanature.nuxit.net/forum/portal.php
Blog info : http://lappeldelanature.oldiblog.com/


François Gerardin est à votre entière disposition pour répondre à vos interrogations concernant ce projet et la communauté de Kitcisakik. De plus, nous vous invitons fortement à lire le rapport complet sur la communauté de Kitcisakik sur « Bâton de Parole (http://groups.msn.com/LeBatondeParole).
S.O.S communauté de Kitsisakik
Ainsi que dans les messages (Général)
S.O.S. communauté Kitsisaki


Nous restons à votre disposition pour tous renseignements
Cordialement
fred ,may et françois

Notre association l'appel de la nature sera a Kitcisakik mi- juillet (elle est attendu labas ) pour faire un reportage plus complet et une relation directe avec cette communauté a suivre......


 

MERCI POUR EUX !

 

Photobucket

[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer cette news | Permalien ]
 
 sans réserve (le 28/06/2008 à 08h25)

À la suite de la série Cœur en réserve, portant sur la vie et les succès des Autochtones qui vivent sur les réserves, nous vous présentons un autre aspect de la vie des Autochtones, celui de leur migration en ville et les difficultés qu’ils rencontrent.

Dans Sans réserve, le journaliste, Benoit Livernoche a rencontré des Autochtones dans les rues d’Edmonton et a préparé les reportages qui abordent ces différents sujets : les gangs de rues, la culture, la situation des femmes, l’intégration dans les villes.

Reportages et entrevues

Quelques statistiques

http://www.radio-canada.ca/regions/alberta/Dossiers/detail.asp?Pk_Dossiers_regionaux=150

[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer cette news | Permalien ]
 
 discours sur l environement a l'ONU (le 27/06/2008 à 17h41)

[fichier]

Ce discours date de 1992 lors du sommet de l'ONU à Rio.

Est ce que véritablement, le monde a-t-il changé en mieux depuis ?

[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer cette news | Permalien ]
 
 Les Premières Nations réclament leur propre DPJ (le 22/06/2008 à 21h52)
 
Le samedi 21 juin 2008

Les Premières Nations réclament leur propre DPJ
 
Le chef Ghislain Picard craint l'assimilation des nombreux enfants que la DPJ sort des réserves. (Photothèque La Presse)

Le chef Ghislain Picard craint l'assimilation des nombreux enfants que la DPJ sort des réserves.
Photothèque La Presse

 
Nadia Ross
Le Soleil
Québec
En sortant les enfants des réserves pour mieux assurer leur protection, la DPJ ramène les autochtones à l’ère des pensionnats, dénonce Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL). Aussi réclame-t-il leur propre DPJ ou, du moins, une suspension temporaire de la Loi sur la protection de la jeunesse pour leurs communautés.
  

 
Réunis en conférence de presse hier, divers intervenants et spécialistes du dossier autochtone ont sonné l’alarme. La nouvelle loi 125 est mal adaptée à la réalité des Premières Nations et menace la survie de leur culture. Loin de remettre en question les objectifs de la DPJ qui visent à protéger les enfants menacés, ils craignent une assimilation massive de la relève autochtone.
 
C’est l’anniversaire de la mise en œuvre de cette loi qui crée l’urgence. Les enfants ayant séjourné plus de 12 mois dans une famille d’accueil pourront, dès le 9 juillet, être adoptés par celle-ci.
 
Sur les réserves, 1400 des 13 000 enfants sont placés annuellement, en grande majorité à l’extérieur de celles-ci. «C’est huit fois plus que dans les foyers québécois», explique Guylaine Gill, directrice générale de la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador. Elle ajoute que la durée moyenne des séjours est actuellement de 9,5 mois par année, par enfant. En conséquence, beaucoup de jeunes risquent de quitter définitivement leur communauté cette année.
 
Après avoir épuisé toutes les possibilités de dialogue, le chef Picard estime n’avoir d’autre choix que de passer aux pressions politiques. La menace d’assimilation a donc poussé l’APNQL à déposer une demande d’enquête au bureau de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse du Québec. Outre une plus grande flexibilité dans l’application de la loi, l’organisme requiert une aide financière d’Ottawa pour la mise en place d’institutions, de programmes d’intervention et de prévention pour être plus apte à agir auprès des familles. «On est les meilleurs pour s’aider mais on doit avoir les moyens de le faire», souligne Sébastien Kurtness, vice-chef de Mashteuiatsh. Ce dernier n’a pas raté l’occasion de rappeler que «les excuses du gouvernement Harper (à propos des pensionnats indiens) doivent maintenant s’accompagner de gestes concrets».
 
Selon un article publié en 2005 par Bernard Roy, professeur de la faculté des sciences infirmières de l’Université Laval, 50 à 60 % de tous les problèmes notés dans les populations autochtones seraient associés à l’alcoolisme. La pauvreté et le manque de ressources locales sont aussi des causes importantes qui justifient le placement d’un enfant autochtone.
[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer cette news | Permalien ]
 
 Vers la gouvernance Montokasowin,25 ans de la Nation Atikamekw. (le 22/06/2008 à 21h39)
 
Un dossier e la Cyberpresse Le Nouveliste
Vers la gouvernance Montokasowin,25 ans de la Nation Atikamekw.
document d'information.

http://www.cyberpresse.ca/article/99999999/CPNOUVELLISTE
[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer cette news | Permalien ]
 
 le chant du tambour (le 21/06/2008 à 12h16)

Hier je suis allé dans une école avec ma fille Léa , pour apprendre aux enfants d'une classe de maternelle un chant , c'était très fort  ! (contact avec les enfants et mon tambour).

Voilà que je me promène ce matin sur le net  , en allant voir le site de Louve Blanche " http://louve-blanche.spaces.live.com/?_c11_BlogPart_BlogPart=blogview&_c=BlogPart&partqs=amonth%3d6%26ayear%3d2008 " j'ai eu de grands frissons de bonheur en le lisant .

Pour moi ce que je vais vous mettre à la suite  est une confirmation de ce que j'ai ressenti avec mon tambour .

Louve Blanche ton blog est vraiment génial merci !

chant du courage maternelle 20/6/08

 

Toi qui t'ouvres sur le chemin de réalisation, écoutes ce que dit le tambour :

Il est rond comme la Terre et comme les cycles de vie ; il est rond comme les cercles de parole. Il est rond de la forme du soleil et de la pleine Lune ; il a la forme du cœur des fleurs.
Le tambour est le point de passage avec la Terre Mère ; quand tu apprends à faire chanter le tambour, il te met en relation, en reliance avec le cœur, avec l'âme de la Terre Mère.
Le tambour n'est pas un instrument de musique, et tu ne vas pas apprendre à jouer de la musique. Le tambour chamanique est un cœur qui respire à l'unisson de la nature, à l'harmonie des différents plans de consciences. Faire chanter le tambour, c'est ouvrir les portes de reliance avec le sacré.
Quand chante le tambour, alors vient le moment de l'union avec l'âme de la Terre Mère. La mailloche que tu tiens dans la main, représente le principe masculin qui féconde le principe féminin. Il te faut apprendre à trouver la connaissance, la subtilité du principe féminin, ici le tambour, pour ne pas le contrarier, pour ne pas le brusquer ou le violenter.

Tu ne frappes pas sur le tambour, mais tu unis ton cœur à celui de la nature. Tu ne joues pas du tambour, tu participes à l'appel, à la communion des forces anciennes. Souffle le vent, chante la langue ancienne...
Quand tu apprends à écouter le tambour, non pas avec tes oreilles, mais avec ton âme, tu apprends à entendre respirer la Terre Mère.
Quand tu découvres les mots que tu peux dire avec le tambour, alors tu découvres que tu peux respirer avec la terre, avec la nature, avec les animaux, avec les dieux...
Le tambour n'est pas un instrument de musique ; il est une partie de toi, il est une partie de la Terre Mère. Les paroles du tambour que tu vas apprendre à formuler, les initiations que tu vas recevoir vont te montrer le chemin à suivre.
Mais seulement toi, tu peux décider de le prendre, de l'abandonner, de l'oublier, de le renier ou bien de le faire grandir.
En voyant ton tambour, certains ne verront qu'un « tam-tam » ; mais toi tu sais que tu portes dans tes bras un enfant, l'enfant de la Terre Mère.

auteur inconnu

TROP FORT NON ?

FRED

[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer cette news | Permalien ]
 
 affaire pensionnats autochtones du Québec (le 21/06/2008 à 08h38)

Dans la rubrique "Le Génocide des pensionnats autochtone du Québec" de nouveau article on était rajouter .

FRED

[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer cette news | Permalien ]
 
 Loi sur la protection de la jeunesse : Les Premières Nations souhaitent une enquête (le 21/06/2008 à 08h27)
Loi sur la protection de la jeunesse

Les Premières Nations souhaitent une enquête

Canoë  Louis-Alexandre Jacques
20/06/2008 20h14 

L’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) réclame une enquête à la Commission des droits de la personne et de la jeunesse au sujet du traitement réservé aux familles et aux enfants des autochtones dans les dispositions de la loi relatives au placement permanent.

Cette décision de l’APNQL a été prise après avoir tenté à maintes reprises, mais sans succès, de faire modifier certaines dispositions contenus dans la Loi sur la protection de la jeunesse (projet de loi 125) adoptée en juillet 2007. En fait, depuis son adoption, des mesures indisposent les Premières Nations. Après un placement temporaire de 12 mois (enfants de moins de 2 ans), de 18 mois (enfants de 2 à 5 ans) ou de 24 mois (enfants de 6 ans et plus), si un juge considère que la sécurité et le développement de l’enfant sont toujours compromis, il doit ordonné que le jeune soit placé en permanence dans un milieu sécuritaire même si celui-ci est à l’extérieur de sa famille ou de sa communauté.

Placements élevés

Or, «Le nombre de placements d’enfants dans nos communautés est huit fois plus élevé que dans les autres communautés québécoises», a affirmé Ghislain Picard, chef de l’APNQL. Selon Guylaine Gill, directrice général de la Commission de la Santé et des Services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador (CSSSPNQL), «Les effets de la nouvelle Loi sur la protection de la jeunesse pourraient être extrêmement néfastes et avoir des incidences similaires à celles des pensionnats».

D’après Mme Gill, en moyenne 1400 enfants des Premières Nations sont placés à chaque année au Québec, sur une population de 12 094 enfants. La pauvreté et le manque d’infrastructures appropriés dans les communautés autochtones seraient principalement responsables de cette situation jugée « inacceptable et urgente », toujours selon la directrice générale.


http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2008/06/20080620-201457.html
[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer cette news | Permalien ]
 
 Les cultures amérindiennes rencontrent les arts numériques (le 21/06/2008 à 08h22)
 
Le vendredi 20 juin 2008

Les cultures amérindiennes rencontrent les arts numériques
 
La culture autochtone contemporaire sera célébrée sous la satosphère au Bassin Louise. (Le Soleil, Yan Doublet)
La culture autochtone contemporaire sera célébrée sous la satosphère au Bassin Louise.
Le Soleil, Yan Doublet

 
Cynthia St-Hilaire
Le Soleil
Québec
La culture amérindienne ne se résume pas qu’à un tipi, à des mocassins, à une coiffe de plumes et au calumet de la paix. Sous un immense dôme au bassin Louise, les autochtones vous présenteront leurs coutumes contemporaines.
  

 
Domagaya : la rencontre des cultures autochtones et des arts numériques aura lieu sous la SAT­osphère à compter de demain et jusqu’au 1er juillet au Vieux-Port de Québec.
 
Qu’est-ce que la satosphère ? Un chapiteau de 18 mètres de diamètre et de neuf mètres de hauteur. L’intérieur ressemble à un lounge avec sofas, tapis, tables lumineuses et éclairage tamisé.
 
Cet énorme dôme appartient à la Société des arts technologiques (SAT). L’organisme sans but lucratif, basé à Montréal, a été mandaté par le ministère des Affaires Indiennes et du Nord Canadien (MAINC), et Patrimoine Canada pour organiser l’événement. Budget disponible : 500 000 $.
 
«Le but, c’est de montrer le visage contemporain des autochtones. On profite du 400e anniversaire pour le faire», mentionne Hélène Philippe, porte-parole du MAINC.
 
Film, danse et conférences
 
Chaque jour, de 14h à 17h, le film Entre ciel & et Terre sera projeté en continu. Tous les murs de la satosphère serviront d’écran. La projection d’une durée d’une demi-heure mettra en vedette des artistes autochtones. «Ce n’est pas un documentaire. Les artistes parlent de leur parcours, mais il y a aussi des prestations», précise Jean-François Jasmin, responsable des communications à la SAT.
 
La matière grise ne sera pas l’unique partie du corps sollicitée pour cette expérience culturelle. Les spectateurs pourront se déhancher en soirée lors des mixsessions où se mélangeront musique traditionnelle et électronique.
 
Pour la programmation complète: www.sat.qc.ca/domagaya
 
 
[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer cette news | Permalien ]
 
 communautés autochtones craignent de perdre des centaines d'enfants (le 21/06/2008 à 08h20)
 
Le vendredi 20 juin 2008

Les communautés autochtones craignent de perdre des centaines d'enfants
 
Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard. (Photo André Pichette, La Presse)
Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard.
Photo André Pichette, La Presse

 
Martin Ouellet
Presse Canadienne
Québec
Des centaines d'enfants autochtones risquent d'être confiés à l'adoption au cours de l'été, victimes de la nouvelle loi québécoise sur la protection de la jeunesse.
  
 
 
C'est le cri d'alarme qu'ont lancé vendredi à Québec des leaders des Premières Nations.
 
En vigueur depuis l'an dernier, la loi 125 fixe un délai de 12 à 24 mois aux parents dont l'enfant est confié à une famille d'accueil pour démontrer leur capacité à assumer leurs responsabilités. Si les parents n'y parviennent pas, l'enfant fait l'objet d'un placement permanent et peut être adopté.
 
Or, les dirigeants autochtones sont inquiets: le 9 juillet marquera le premier anniversaire de la loi et des centaines d'enfants risquent de quitter leur communauté parce que leurs parents n'ont pas réussi à s'amender à l'intérieur du délai prescrit par la loi.
 
«Nous ne demandons pas de cesser les placements, mais il faut suspendre les projets de vie permanents (le placement à long terme), jusqu'à ce que nous obtenions les ressources adéquates dans les communautés», a affirmé, en conférence de presse, la directrice générale de la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador (CSSSPNQL), Guylaine Gill.
 
Selon elle, les communautés autochtones ne sont pas en mesure de respecter les exigences imposées par la loi 125, parce qu'elles ne disposent pas du même niveau de services que les non-autochtones. Faute de moyens, les communautés amérindiennes ne peuvent soutenir adéquatement les parents en difficulté, a de son côté fait valoir le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard.
 
Sébastien Kurtness, vice-chef de la localité de Mashteuiatsh, partage cet avis.
«Nous pouvons y arriver, mais il nous faut des moyens. Malheureusement, le financement ne suit pas», a-t-il dit.
 
M. Kurtness a lancé un appel à l'aide au gouvernement fédéral - qui exerce une pleine juridiction dans ce domaine - pour qu'il bonifie son aide financière aux communautés.
 
Entre-temps, le chef Picard a demandé officiellement à la Commission des droits de la personne de faire enquête sur le «traitement inéquitable» que réserve, à son avis, la loi 125 aux familles et aux enfants autochtones.
 
Le taux de placement en famille d'accueil est effarant chez les jeunes amérindiens. Au cours des cinq dernières années, plus de 1400 enfants ont été placés chaque année, sur une population totale d'à peine 12 000 individus.
 
Les motifs de placement les plus souvent rapportés sont la négligence, les sévices physiques et sexuels ainsi que la consommation excessive d'alcool de la part des parents.
 
Ces phénomènes sont attribuables à «la pauvreté et au manque de ressources locales», croit l'APNQL.
[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer cette news | Permalien ]
 
 Présence autochtone: Place aux Premières Nations (le 21/06/2008 à 08h17)

Présence autochtone: Place aux Premières Nations


(Source: Radio-Canada) Le chanteur Richard Desjardins, le rapper Samian et l'écrivain Georges Emery Sioui seront de la 18e édition de cet événement qui se déroule jusqu'au 22 juin.

Le festival Présence autochtone se déroule du 12 au 22 juin à Montréal, à la place Émilie-Gamelin et dans divers lieux culturels.Samian à l'émission Parce que c'est l'été en 2007Parce que c'est l'été en 2007" credit="" agence="" collection="">

Au menu: arts de la scène, arts visuels, cinéma, vidéo et littérature.

L'événement littéraire Dialogue en trois temps aura lieu le 13 juin de 17 h 30 à 19 h à la Bibliothèque nationale. Georges Emery Sioui, Jean-François Chassay, Joséphine Bacon et Violaine Forest sont parmi les auteurs qui vont participer à ce « 5 à 7 » littéraire.

L'événement Rythmes nomades le 20 juin, à 19 h, présentera sur scène des musiciens issus des Premières Nations et de diverses communautés culturelles de Montréal. Le rapper algonquin Samian et Shauit Aster, un artiste innu originaire de la réserve de Maliotenam, seront de la fête.

Un grand concert public aura lieu à 19 h le 21 juin, Jour national de solidarité avec les peuples autochtones. Il mettra en vedette Richard Desjardins et l'auteure-compositrice-interprète innue Kathia Rock.

Après ce spectacle, le documentaire Le peuple invisible, de Richard Desjardins et Robert Monderie, sera projeté en plein air.

http://divertissement.sympatico.msn.ca/Presence+autochtone+Place+aux+Premieres+Nations/Television/Radio-Canada/ContentPosting?isfa=1&newsitemid=400267&feedname=CBC_ARTS_V2_FR&show=True&number=3&showbyline=False&subtitle=&detect=&

[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer cette news | Permalien ]
 
 Pensionnats indiens : Reconnaître les torts (le 11/06/2008 à 19h37)

Pensionnats indiens

Reconnaître les torts

 

Mise à jour le mercredi 11 juin 2008 à 11 h 13

 

 

Les milliers de survivants des pensionnats indiens victimes d'agressions sexuelles et physiques recevront, pour une deuxième fois en dix ans, des excuses officielles du gouvernement canadien.

Quelques représentants des survivants de ces pensionnats, dont Willie Blackwater, seront à la Chambre des communes aujourd'hui, à 15 h, pour entendre le message du premier ministre Harper.

Violé et battu à plusieurs reprises dès l'âge de 10 ans, M. Blackwater craint que les excuses ne soient pas à la hauteur. Âgé maintenant de 53 ans, Willie Blackwater a participé à une imposante poursuite judiciaire qui a mené à la condamnation du surveillant de son dortoir en 1995 et qui a aussi jeté les bases de la cérémonie d'aujourd'hui.

Stephen Harper

Photo: La Presse Canadienne /Tom Hanson

Stephen Harper

Dans son discours, le premier ministre Stephen Harper énumérera les sévices subis par les enfants de partout au pays qui ont été forcés de fréquenter ces pensionnats pendant un siècle et demi, soit de 1840 à 1996.

Ces enfants étaient déracinés de leur milieu et il leur était interdit de parler leur langue. Plusieurs ont été agressés physiquement et sexuellement. Stephen Harper mentionnera donc ces torts qui ont marqué plusieurs générations. Par la suite, ce seront les chefs d'opposition qui prendront la parole.

Les représentants des victimes ne pourront toutefois pas prendre la parole à la cérémonie officielle. Ils devront le faire à l'extérieur des Communes. Leurs réponses ne seront donc pas sauvegardées dans le registre officiel des travaux du Parlement. Bien que le chef régional de l'Assemblée des Premières nations pour le Québec et le Labrador, Ghislain Picard, se réjouisse du geste d'Ottawa, il croit qu'il reste beaucoup à faire.

Je pense qu'il aurait été tout à fait logique dans un geste hautement solennel de permettre aux représentants des nations autochtones d'abord de recevoir, de les commenter et de compléter le processus de pardon finalement.

— Ghislain Picard

La Chambre des communes interrompra toutes ses activités normales de la journée pour souligner l'événement.

Il y a 10 ans

En 1998, la ministre des Affaires indiennes, Jane Stewart, a présenté des excuses officielles aux victimes des pensionnats autochtones. Ottawa reconnaissait ainsi les injustices et les sévices subis par les autochtones. Ces excuses avaient été jugées insuffisantes.

Un long processus

Les excuses du gouvernement canadien seront prononcées quelques jours seulement après que la Commission de vérité et de réconciliation des pensionnats indiens eut été mise sur pied. Ses travaux doivent permettre de faire connaître la vérité sur les séquelles subies par les pensionnaires autochtones.

La commission a été créée après que les tribunaux eurent approuvé la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens, conclue avec les avocats des anciens élèves, les avocats des Églises, le gouvernement du Canada et l'Assemblée des Premières Nations.

Selon cette commission, quelque 135 pensionnats indiens ont été ouverts par le gouvernement au fil des années dont 25 en Alberta, 18 en Saskatchewan, 17 en Colombie-Britannique, 15 au Manitoba et en Ontario, 13 au Nunavut et 10 au Québec. Les pensionnats étaient administrés, selon les endroits, par les Églises anglicane, catholique, presbytérienne, baptiste ou unie.

Selon l'Assemblée des Premières nations, qui cite des chiffres de Statistique Canada, il restait 87 500 survivants des pensionnats indiens en 2004. En vertu de la Convention de règlement, approuvée par Ottawa en mai 2006, les anciens élèves doivent recevoir 10 000 $ pour leur première année scolaire dans un pensionnat autochtone et 3000 $ de plus pour chaque année subséquente.

voir interwiew de Roméo Saganash du Grand Conseil des Cris

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2008/06/11/002-autochtone-excuses.shtml

[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer cette news | Permalien ]
 
 S'excuser pour le passé (pensionnats autochtones ) (le 11/06/2008 à 19h08)
 


 

S'excuser pour le passé 
Stephen Harper présentera mercredi les excuses officielles du gouvernement pour les abus perpétrés dans les pensionnats destinés aux jeunes amérindiens, dont la fréquentation était obligatoire.  
 
Le premier ministre répond ainsi à une demande répétée des Premières Nations. 
 
Jimmy Papaty, ex-chef de Kitcisakik en Abitibi, est un des 150 000 anciens pensionnaires. 
10062008/102590

icône audio L'entretien de Joane Prince avec Jimmy Papaty

http://www.radio-canada.ca/radio/desautels/index.shtml

Se réconcilier avec le passé

 

2 juin 2008 - Panser les plaies. C'est en quelque sorte l'objectif de la Commission de vérité et de réconciliation (CVR) des pensionnats indiens. Elle tentera de découvrir la vérité à propos des pensionnats indiens et examinera le processus de réconciliation.


icône audio L'entretien de Michel Désautels avec Yvon Parent, avocat spécialisé en droit des Premières Nations



Ce lien s'ouvre dans un autre navigateur Commission de vérité et de réconciliation

[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer cette news | Permalien ]
 
 Kitcisakik Wanaki au centre des discussions (le 11/06/2008 à 13h02)
Kitcisakik
Wanaki au centre des discussions
Mise à jour le mardi 10 juin 2008, 16 h 46 .


Enfant de Kitcisakik
Les maisons dans la communauté Kitcisakik n'ont pas l'électricité, ni l'eau courante. (archives)
Le ministre des Affaires autochtones, Benoît Pelletier, était à Kitcisakik vendredi pour discuter du projet de construction du village de Wanaki avec le chef de la communauté, Edmond Brazeau.

Le village de Wanaki devrait remplacer les infrastructures actuelles du village de Kitcisakik, où les Algonquins vivent dans des conditions de vie très difficiles, dans de petites maisons sans électricité ni eau courante. En plus de logements convenables, le nouveau village posséderait des infrastructures publiques comme une école et un centre sportif. Le projet est évalué à 120 millions de dollars.

Selon Benoît Pelletier toutefois, la balle est maintenant dans le camp du gouvernement fédéral. « Nous comme gouvernement nous avons indiqué notre intention de collaborer à la construction de ce nouveau village. C'est au gouvernement du Canada à prendre une décision. Je ne suis pas sûr qu'au moment où on se parle ils sont à l'aise avec le scénario qui est privilégié par la communauté de Kitcisakik, qui est de s'établir à la baie Barker », indique-t-il.

En plus de la construction du village, Benoît Pelletier et Edmond Brazeau ont également parlé de la gestion des ressources naturelles sur le territoire de la communauté, ainsi que de la création du propre corps de police de Kitcisakik.

Extrait audioUn reportage de Sandra Ataman

 

http://www.radio-canada.ca/regions/abitibi/2008/06/10/002-pelletier-kitcisakik.shtml

[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer cette news | Permalien ]
 
 Des milliers d'autochtones n'ont pas encore reçu leur indemnisation (le 10/06/2008 à 21h56)
Lundi 09 jun 2008 | 21:20

Des milliers d'autochtones n'ont pas encore reçu leur indemnisation

Par Sue Bailey, LA PRESSE CANADIENNE

OTTAWA - Alors que le premier ministre Stephen Harper s'apprête à présenter, mercredi, des excuses officielles aux autochtones victimes d'agressions dans des pensionnats religieux, des milliers d'anciens élèves affirment qu'ils n'ont pas encore reçu les compensations financières auxquelles ils ont droit.
Plus de 10 000 personnes auraient demandé une révision officielle de leur dossier après avoir reçu moins que ce qu'elles réclamaient ou après avoir vu leur demande rejetée. Le programme d'indemnisation a jusqu'ici remis 1,3 milliard $ en paiements forfaitaires.

Selon Gina Wilson, du ministère des Affaires indiennes, environ 5000 personnes n'ont reçu qu'un paiement partiel en raison de la perte de dossiers dans des incendies ou des inondations ou parce que des dossiers étaient incomplets.

Quelque 18 000 personnes auraient vu leur demande rejetée, souvent parce qu'elles fréquentaient l'école dans la journée mais n'étaient pas pensionnaires. Plus de 7000 personnes n'ont pas reçu de compensation parce que l'établissement qu'elles fréquentaient ne faisait pas partie de la liste des 132 écoles reconnues par le gouvernement.

Mme Wilson a expliqué que les écoles doivent répondre à des critères précis pour faire partie de la liste, soulignant que deux nouveaux pensionnats ont récemment été ajoutés. Selon elle, les cas impliquant des dossiers manquants sont les plus difficiles à traiter. "Tout le monde fait son possible pour s'assurer que nous suivons les ordres de la cour avec sensibilité et compassion", a-t-elle déclaré, ajoutant que les anciens élèves n'ont pas à prouver qu'ils ont fréquenté un établissement.

"Ils n'ont pas à soumettre leurs documents scolaires. Ils n'ont qu'à appeler le Centre de réponse du Paiement d'expérience commune (...) et répondre aux questions", a expliqué Mme Wilson. Le numéro du Centre de réponse est le   1-866-565-4526       .

Le ministère a reçu un total de 93 000 demandes d'indemnisation de 10 000 $ pour la première année de pensionnat et de 3000 $ pour chacune des années suivantes. Environ 65 000 chèques de 28 000 $ en moyenne ont été acheminés.

Quelque 250 anciens élèves, membres de l'Eglise et autres invités seront présents sur la colline du Parlement mercredi pour assister aux excuses historiques présentées par Stephen Harper au nom de tous les Canadiens.

Selon le ministre des Affaires indiennes, Chuck Strahl, il s'agira d'excuses sincères et respectueuses lors desquelles seront reconnus les pertes culturelles, les mauvais traitements et les agressions sexuelles survenues dans les pensionnats et qui ont touché des générations d'autochtones.

http://www.info690.com/nouvelle-milliers_autochtones_ont_pas-969291-2.html

[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer cette news | Permalien ]
 
 Du sang sur la neige (le 08/06/2008 à 11h23)
Du sang sur la neige
 
Kitty a été enterrée dans le petit cimetière de Kangirsuk. (Photo Agnès Gruda)
Kitty a été enterrée dans le petit cimetière de Kangirsuk.
Photo Agnès Gruda

 
Agnès Gruda
La Presse
Kuujjuaq
 
C'est l'histoire d'une petite fille qui a dû prendre son courage à deux mains pour témoigner au procès de l'homme qui a tué sa mère. C'est aussi l'histoire d'un village du Grand Nord dont les habitants chassent, pêchent et clavardent sur l'internet
 
 

 
À travers un procès qui a conduit à un verdict inhabituellement sévère, pour la première fois, un Inuit vient d'être condamné pour un meurtre prémédité. Notre journaliste s'est rendue à Kuujjuaq pour suivre ce procès tristement symbolique. Elle trace le portrait d'une communauté qui aspire à se débarrasser de ses démons: l'alcool et la violence.
 
L'accusé est camouflé par un paravent opaque, afin que la petite fille ne puisse pas le voir. Pour elle, c'est le plus important: ne pas apercevoir l'homme qui a assassiné sa mère.
 
L'autre chose importante est de témoigner. Pour que cet homme reste en prison le plus longtemps possible.
 
La petite fille, appelons-la Betki, n'avait que 7 ans quand une affreuse nuit d'hiver a chamboulé sa vie. Au moment du procès, elle a 10 ans.
 
En cette journée de fin mai, une bruine humide imbibe l'air arctique de Kuujjuaq. Dans la salle d'audience du palais de justice, Betki fait face au procureur. «Pourquoi t'es déguisé en pingouin?» lui a-t-elle demandé juste avant d'entrer dans le box des témoins...
 
À la droite de Betki, il y a le jury - cinq hommes, sept femmes, tous inuits, comme elle. Et à sa gauche, les avocats de la défense, blancs, comme le procureur et le juge.
La voix étranglée, Betki se lance: «C'est un soir où je n'arrive pas à m'endormir, je suis couchée dans la chambre de ma mère...»
 
L'homme qui est entré dans la maison de Betki ce soir de février 2006 s'appelle Sam Grey. La fillette le connaissait trop bien: il entretenait une relation orageuse avec Kitty, sa maman.
 
Dans ses accès de jalousie, Sam a souvent battu Kitty. La dernière fois, il a écopé de 15 mois avec sursis. Ce soir fatidique, il était encore sous le coup de ce jugement. Il aurait dû se trouver chez lui, à l'autre bout du village
.
Mais il était là, il avait bu et il était plus enragé que jamais. «Maintenant, il arrache la patte de la table et il frappe ma mère», poursuit Betki, qui a vu ces scènes d'horreur cachée derrière le comptoir de la cuisine.
 
Le père de Betki est assis à ses côtés dans la salle d'audience et lui tend les mouchoirs de papier avec lesquels elle essuie ses yeux. C'est un Blanc, ou un «Halounak», comme on dit ici. Depuis que sa mère est morte, Betki vit avec lui à Montréal.
 
Maintenant, la fillette parle de sang et de cheveux qui «volent partout», du couteau dans le tiroir de la cuisine, de sa fuite avec sa grand-mère, en pyjama, dans la nuit arctique.
 
Suivent les dernières scènes du carnage aperçues depuis la maison voisine: Sam qui tire Kitty à l'extérieur de la maison. C'est là qu'on les a trouvés au milieu de la nuit: Kitty, 36 ans, couchée sur un matelas recouvert d'un drap à imprimés Pokémon. Et Sam, 30 ans, étendu à ses côtés, sur la neige maculée de sang.